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Bienvenue sur le site du club des anciens CQP !

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:14

Dans le premier article du blog des Anciens CQP, vous avez découvert le profil du parfait opticien en 2012. Mais dans 30 ans à quoi ressemblera votre métier et les professions de la santé visuelle ? Voici, tout droit sortis de notre imagination, deux scénarii possibles ! Alors, selon vous que se passera t-il en 2040 pour les opticiens ?  

shutterstock 51976948Le scénario catastrophe  : l’opticien disparait !

En 2040, les magasins d’optique ont tous mis la clé sous la porte. Le dernier magasin d’optique a fermé ses portes en 2026. Situé sur les Champs Elysées, il a été transformé en musée de l’optique lunetterie l’année suivante. Et oui, ce sont les sites internet de vente en ligne qui ont gagné la bataille de la concurrence. Face aux prix cassés, à la réactivité mais surtout aux avancées technologiques, les magasins n’ont pas pu résister. En effet, les sites internet ont investi d’importantes sommes dans la R&D informatique pour que le client ait tous les logiciels adaptés chez lui. Ils ont également réussis, en affichant des prix bas, à créer des réseaux fermés en partenariat avec des mutuelles. Depuis 2022, elles ne remboursent que les équipements vendus sur internet. 

Par conséquent, le processus d’achat de lunettes se fait quasiment entièrement chez le client. Il commence par rendre visite à son ophtalmo. Mais attention, ce n’est pas l’ophtalmo qui effectue le contrôle visuel. Ce sont les secrétaires médicales qui reçoivent une formation spécifique et qui bénéficie d’une délégation de tâches. Leur nombre a donc été multiplié par 10 depuis 2020 pour palier à la pénurie d’ophtalmos. Une fois son ordonnance en poche, il n’a plus qu’à s’installer devant son ordinateur. Il scanne son ordonnance qui est automatiquement décryptée par le site. Un choix de monture et de verres lui est proposé. En quelques clics le client fait son choix. Grâce à un logiciel spécifique, le client effectue une prise de mesure fiable et certifiée par la Haute Autorité de Santé. Une fois la commande passée, le client n’a plus qu’à attendre la livraison chez lui. Une fois l’équipement reçu, il l’ajuste lui-même grâce à un mode d’emploi vidéo et avec la fourniture de quelques outils qu’il renvoie après. Si besoin, il peut rentrer en contact avec une personne du site, par téléphone ou mail, pour l’aider dans ses démarches.

Résultats pour les opticiens ? Le métier n’existe plus ! Il existe uniquement des monteurs qui travaillent tous dans les ateliers des sites internet et qui dispensent des conseils sur la fabrication des équipements. Les sites internet ayant quand même besoin d’expertise dans le domaine de la santé, fait appel aux ophtalmologistes et aux orthoptistes. La dernière tendance pour ces professions est d’être consultant pour les principaux sites internet.

Le diplôme du BTS a donc logiquement disparu. La dernière promo a été diplômée en 2034. Les écoles ont fermées ou se sont concentrées sur le bac professionnel de monteur en lunetterie. Et le nombre de diplômés est faible, moins de 500 par an.  

En 2040, la profession d’opticien n’est donc plus qu’un souvenir pour les clients.

 

shutterstock 51060988Le scénario idéal : l’opticien devient roi !

Les différentes évolutions législatives consacrent la délégation de tâches entre ophtalmologistes et opticiens. Peu à peu ces derniers ont de plus en plus de prérogatives. Ce qui mène l’opticien à être le premier interlocuteur des clients. En effet, le client se rend en magasin pour faire contrôler sa vue. Tous les magasins disposeront d’une salle d’examen de vue et l’opticien pourra les réaliser sans aucune ordonnance de la part des ophtalmos. En effet, ces derniers ne seront contactés qu’en cas de pathologies oculaires graves (tensions oculaires, rétinopathie diabétique…) ou pour les actes de chirurgie parce que le nombre d’ophtalmos a chuté. De plus, optométristes et orthoptistes pourront exercer directement en magasin sur demande des opticiens. Depuis 2025, pour contrôler qu’il n’y est pas d’abus entre prescription et vente d’équipement, une nouvelle autorité est créée : la HAOOO. Elle doit effectuer deux contrôles obligatoires avec des visiteurs mystères dans les magasins chaque année.   

Le rôle de l’opticien étant bien plus important, un BTS ne suffit plus ! Et oui, après le passage en licence en 2016, le diplôme nécessaire pour exercer est, depuis 2035, un Master 2 niveau bac +5. Le programme est bien plus approfondi sur tous les aspects de la santé visuel mais pas seulement ! Pour répondre à l’évolution de l’aspect commercial du métier, une bonne partie des cours des deux dernières années sont consacrées à la vente mais aussi au visagisme et au stylisme. En effet, si l’opticien a un rôle dans la santé, il l’a aussi dans la beauté car les lunettes sont un véritable accessoire de mode qui se change toutes les semaines pour certaines personnes grâce aux montures jetables. En plus d’être un professionnel de santé, un technicien, un vendeur, l’opticien devient presque un styliste qui relooke ses clients !

On note également que les prix des équipements ont diminué. En effet, les opticiens facturent les prestations d’examen de vue et d’adaptation lentille en tant que consultation ce qui leur rapporte une autre source de revenus. De plus, les lunettes étant devenues un réel accessoire de mode, comme les chaussures, les opticiens se rattrapent sur le volume plutôt que sur la marge. A noter, que les montures de fabrication françaises ou italiennes n’existent plus.

De toute façon, ils n’ont pas eu le choix pour baisser leur prix.  La Sécurité Sociale et les mutuelles ne prennent en charge que les actes médicaux. On oublie le remboursement des verres et montures sauf pour les bas revenus !

Bonne nouvelle, la délégation de tâches et la baisse des prix a permis aux opticiens en magasin de limiter l’impact de la concurrence des sites internet de vente de lunettes.

En 2040, l’opticien devient plus que multitâches et devient sur le roi du système de santé visuelle en France.

 

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Published by CQP SUP D'OPTIC - dans Dossier spécial
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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:09

shutterstock 72465181Qui dit fin d’année, dit dossier spécial sur le Blog des Anciens CQP. Pour ce dossier spécial, nous avons choisi de faire un focus sur votre métier d’opticien. Notre profession évolue sans cesse et être opticien aujourd’hui n’a rien à voir avec être opticien il y a 20 ou 30 ans. Cela se comprend aisément rien qu’en observant les chiffres du marché. Depuis 2009 le marché de l’optique stagne et cette tendance se confirme en 2011. A fin septembre 2011, on a constaté à peine 1% de croissance à périmètre comparable* par rapport à 2010. Avant 2009, la croissance était plus proche des 5% par an. On comprend donc que dans un contexte aussi différent, le métier ne soit plus le même. Mais alors qu’est-ce qu’être opticien en 2012 ?

Un métier de plus en plus complet

Quel opticien n’a jamais eu un client lui disant qu’il a mis 6 mois pour obtenir un rendez-vous chez son ophtalmo ? Ce problème est connu de tous les opticiens et pour y pallier plusieurs dispositions législatives ont été mises en œuvre ces dernières années et ce n’est pas terminé. Le célèbre décret de 2007 a permis aux opticiens de faire des examens de vue et de délivrer un équipement avec une correction adaptée. Seule condition que l’ordonnance date de moins de 3 ans. Cette disposition est en passe d’être étendue à 5 ans par la loi Lefebvre qui sera probablement adoptée vers avril 2012. L’opticien a donc des prérogatives sur plus long terme. De plus la loi HPST (Hôpital – Patient – Santé – Territoire) qui est en cours d’élaboration doit permettre de pallier les manques d’effectifs de certains professionnels de santé et notamment des ophtalmologistes. En effet, cette loi consiste à créer des protocoles de délégation des tâches entre professionnels de santé. Si la délégation ophtalmos-opticiens n’est pas encore dans le projet de loi. Il y a fort à parier que cela risque d’être à l’ordre du jour rapidement. On va donc tout droit vers l’élargissement des tâches des opticiens.

En clair, l’opticien voit peu à peu son métier se diversifier avec de plus en plus de tâches liées à la santé. Cela est également renforcé par le vieillissement de la population qui entraîne une hausse automatique des maladies oculaires comme la DMLA. Ce type de maladie nécessite, de la part de l’opticien en lien avec un ophtalmo, un accompagnement plus poussé des clients, quasi-médicalisé. 

… avec des exigences fortes au niveau commercial …

Le consommateur a lui aussi un rôle important dans l’évolution de notre métier. En effet, de nombreux éléments influences le comportement du client. La concurrence accrue avec plus de 20 enseignes présentes sur le marché, l’apparition de nombreux discounters qui cassent les prix, les réseaux fermés qui exercent une pression à la baisse sur les prix et l’apparition de la vente sur internet poussent les clients à être de plus en plus exigeants. Ils ne veulent pas forcément avoir des prix faibles mais des prix justifiés par rapport au produit acheté et surtout des conseils personnalisés. Les clients sont très bien informés sur les prix et sur les produits notamment grâce aux sites internet des marques mais aussi grâce aux forums de discussion. De plus, l’achat des consommateurs est de plus en plus un achat plaisir mais aussi citoyen. Ces deux achats s’expliquent car le client a besoin d’être déculpabilisé dans ce geste de consommation. L’achat plaisir permet de minimiser la pression pour faire le bon choix de produit alors que l’achat citoyen permet de se donner bonne conscience. N’oublions pas également, qu’aujourd’hui un client insatisfait est un client qui le fera savoir notamment via internet, à l’aide des réseaux sociaux, des blogs et autres forums de discussions. Pour éviter d’avoir mauvaise réputation, mieux vaut satisfaire son client sur long terme. 

Face à ce changement, le métier de l’opticien doit forcément évoluer. Vous ne devez plus vous positionnez comme un technicien mais comme un commercial doté d’une expertise médicale offrant un panel de service diversifié et complet (de l’achat au Service Après Vente en passant par le conseil). Le but étant d’avoir une connaissance précise du produit afin de personnaliser votre argumentaire de vente en fonction du client et de transformer les caractéristiques en bénéfice client. Vous devez également dédramatiser l’aspect médical des produits que vous vendez afin de favoriser cet achat plaisir qui fonctionne si bien. A vous les produits innovants et tendance ! En clair, l’image de l’opticien des années 80 avec une blouse blanche est clairement révolue. Vous devez être un vendeur hors pair pour réussir.  

… mais pas seulement

Mais attention être opticien en 2012 englobe bien d’autres facettes que vous ne devez pas négliger !

Même si aujourd’hui l’aspect commercial prend le dessus, vous ne devez pas négliger l’aspect technique de votre métier. Les produits, aussi bien les montures que les verres, sont de plus en plus innovants et technologiques. Vous devez donc être capable de travailler avec ces produits mais aussi de les expliquer au client.

Enfin, si vous souhaitez être responsable de magasin ou ouvrir votre propre point de vente, vous devrez un être vrai chef d’entreprise. Cela implique d’intégrer à votre métier d’opticien des activités de gestion des stocks, de comptabilité, de marketing mais aussi de management !  Un magasin bien géré économiquement avec une équipe performante au niveau commercial ne pourra avoir que des bons résultats en termes de chiffre d’affaires. 

 

Pour conclure, en 2012, être opticien c’est avoir un métier aux multiples facettes qui s’élargit et se complexifie au fur et à mesure du temps. Vous devez à la fois être un professionnel de santé capable de faire un examen de vue, un vendeur capable de vendre LE produit qu’il faut à un client, un technicien capable de réaliser un montage complexe, un gestionnaire capable d’analyser des éléments comptables ou encore un manager capable de motiver une équipe. Comment être un opticien dans le coup au fil des années ?  Remettez vous en question régulièrement pour évoluer sans cesse par rapport au contexte du marché de l’optique. Pour cela informez vous le plus possible mais surtout formez vous. Cela vous permettra d’avoir des compétences en accord avec la profession d’opticien d’aujourd’hui.

 *à nombre constant de magasins d’une année sur l’autre

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